Buenos Aires - 8 mars 2005
Aujourd'hui, à Buenos Aires, il pleuvait (ce qui est hyper rare, on vous expliquera pourquoi un des ces quatre, cela fera l'objet d'un prochain article...), alors on a eu une subite envie de poster un colis en France, parce qu'on ne peut prétendre bien connaître un pays sans s'être frotté un tant soit peu à sa gastronomie, ses femmes, ses chauffeurs de taxi et ses services publics, et aussi parce qu'on avait dépensé tout notre argent dans des habits de milords qui ne rentraient pas dans nos sacs a dos...
Levés de bon matin nous fûmes vite rendus, pleins d'une fraîche innocence, dans un "locutorio"(*) situé non loin de notre hôtel et proposant quelques services postaux. Le bureau du débonnaire préposé au courrier qui nous accueillit était surplombé d'une étagère mettant en évidence tout un éventail de boites jaunes et bleues de différentes tailles, du type de celles que tu peux trouver dans ton bureau de poste le plus proche lorsque tu souhaites envoyer un colis à ta tata, ta mémé ou ton ami d'amérique. Malheureusement, nous comprîmes vite que celles-ci nous étaient inaccessibles car reservées au courrier national...
Il nous fallut alors nous rendre dans un autre bureau de poste (un vrai, consacré exclusivement aux services postaux), ou l'employé qui nous recut froidement nous fit comprendre que nous devions lui apporter un colis en bonne et due forme, faute de quoi il serait dans l'impossibilité de traiter notre demande. 1h après, muni d'un carton enrubanné d'un rouleau entier de scotch, nous nous présentions devant le même employé, qui s'est alors curieusement déclaré inapte. Devant notre étonnement et nos vigoureuses protestations, il nous à alors invités à nous rendre au bureau de poste internationale situé très loin, à l'autre bout de la ville.
20 minutes et une course de taxi plus tard, nous étions recus au service d'envois postaux internationaux par un nouvel employé des postes qui exigea que nous ouvrions notre très beau carton enrubanné d'un rouleau entier de scotch, inadapté selon ses dires aux envois internationaux, et nous le fit refaire en nous fournissant pour cela, à notre grand effarement, l'une de ces très pratiques boites jaunes et bleues "réservées au courrier national", apercues 2h plus tôt dans notre locutorio de quartier... Ce soir, notre colis vogue sur un bateau de la compagnie des postes argentines, ou pas...
Demain, nous avons décidé que nous nous rendrions au bureau de la compagnie de distribution d'électricité pour nous plaindre du montant exhorbitant qui apparait sur notre dernière facture.
(*) locutorio : espace confine et 100% fumeur, que l'on trouve un p'tit peu a tous les coins de rue dans Buenos Aires, entierement dédie aux moyens de communication modernes : téléphone, fax, internet et services postaux parfois









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