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Lui et moi


Nos centres d'intérêt : Faire des tours du monde d'est en ouest et aussi d'ouest en est

Nos 10 films préférés : "Le Tour du Monde en 80 jours" avec Jackie Chan / "Master and Commander, de l'autre côté du monde" avec Russel Crow / "Tous les matins du monde" avec JP Marielle / "France 98 : La Coupe du monde du siècle" avec Zidane / "Tom et Jerry : Les Meilleures aventures autour du monde" avec Tom et Jerry / "Le Monde ne suffit pas" avec James Bond / "Seul au monde" avec Forrest Gump

Notre CD préféré : "We are the World" avec M.Jackson et ses amis

Nos 10 livres préférés : "Le tour du monde en 80 jours" de J.Verne / "Le Tour du monde des plats mijotés" de J.Fleetwood / "Le tour du monde en 198 hymnes" de JM.Cara / "Le Tour du monde en porte-conteneurs" de E.Landon / "Marijuana Medicine: A World Tour of the Healing and Visionary Powers of Cannabis" de C.Ratsch / "A Little Rabbit on a World Tour" de A.Langen & C.Droop / "Le tour du monde d'un épicier, impressions de voyage d'un épicier parisien autour du monde" de A.Seigneurie

Nouvelle Zélande

Samedi 30 avril 2005 6 30 /04 /Avr /2005 00:00
Christchurch - le 30 avril 2005
 
Aujourd'hui, ami lecteur nous avons assiste au spectacle le plus culturel qu'il soit donne de voir a un habitant de Christchurch: nous avons vu les Croises massacrer les Requins. N'y vois aucune represaille a caractere historico-religieux envers ce poisson un peu antropophage qui abonde par ici. Il ne s'agit que de rugby.
 
Le rugby, c'est plus que du sport pour ces Anglais du bout du monde, c'est un pilier culturel de tout habitant male de la Nouvelle-Zelande, avec l'elevage du mouton, la tonte du mouton, boire dans les pubs avec les copains pour parler des problemes du mouton et faire du bateau le week-end pour oublier un peu le mouton.
 
On avait tres envie de savoir pourquoi l'on etait aussi fou de ce sport par ici alors que rien, a priori, ne pousse le neo-Zelandais a tater de la balle ovale. Tout d'abord, il n'a pas trop le choix. Quand il est a l'ecole, le kiwi peut pratiquer plusieurs sortes de sport: le rugby a 7, le rubgby a 13 ou bien encore le rugby a 15. Il y en a des qui jouent au foot, mais en regle generale, bizarrement, ils ne comprennent rien au mouton, du coup ils partent vite. En consequence il y a peu de joueurs adultes de football.
 
Un match Croises contre Requins, c'est un p'tit peu comme un Biarritz-Auch de notre Top 16 qu'on a chez nous sauf qu'en fait ca n'a rien a voir meme si ca se joue aussi a 15 hommes contre 15 hommes. On n'a jamais assiste a un Biarritz-Auch, mais on est a peu pres sur qu'il n'offre pas a son public le spectacle qu'il nous a ete donne de voir.
 
Tout d'abord, les equipes en lice pour le titre s'affublent de noms, puises dans l'imaginaire collectif, qui font tres peur dans le but d'impressionner un adversaire qui lui-meme s'est aussi dote d'un nom dont il espere qu'il plongera ses rivaux dans l'effroi. Du coup, c'est un peu la surenchere: tu trouves les Cyclones, les Centurions, les Tempeteurs, les Taureaux, les Rouges (ce qui fout les jetons aux Anglo-Saxon ultra-liberaux) ou bien encore les Waratahs, dont on ne sait pas tres bien ce que c'est, mais ca fout les jetons quand ils le crient tres fort. Non content de cela, elles se dotent aussi de devises un peu exagerees pour semer la terreur dans les rangs de l'equipe adverse. Ainsi, les Highlanders, qui ne sont pas des fans de Christopher Lambert, mais les joueurs de Dunedin, ont pour devise "On les encercle et on les passe par l'epee". De plus, ce n'est pas vraiment du sport mais du "rebel sport" (c'est en tout cas qu'est-ce qu'il y a marque en tres gros sur le pre dans des couleurs tres criardes).
 
Ensuite, il nous faut un peu te parler du stade. Ce n'est pas vraiment un stade mais un chateau-fort muni d'une belle herse en contreplaque flanquee de deux tres grosses torcheres qui, lorsque l'equipe locale marque un essai, crachent d'enormes flammes de Gaz Liquefie de Petrole, tout cela dans la plus absolue securite du public, bien entendu.
 
 
 
 
Mais nous allons un peu vite en besogne en te parlant d'essais marques. En effet, le Super 12, c'est avant tout un show pour toute la famille qui s'ouvre bien avant le coup d'envoi. Le stade-chateau-fort possede une immense epee d'aspect moyennageux dressee sur la remorque d'un tracteur tous girophares allumes et devant laquelle se tremoussent une armee de Pom Pom girls tres dynamiques et au sourire exagerement force.
 
 
 
 
Leur gymnastique suggestive effectuee, elles laissent la place au clou du spectacle: la horde sauvage et grandiloquente des chevaliers croises qui penetrent sur leurs beaux destriers, le tout sur la musique pompiere commise par Vangelis pour 1492, chef d'oeuvre cinematographique des annees 90. Le public familial, chauffe a blanc, presente a cette fiere chevauchee les epees en plastique precedemment acquises aupres du revendeur officiel de la franchise Crusaders (TM). Le match peut alors commencer.
 
 
 
 
Les joueurs entrent sur la pelouse sous les hourras ou les lazzis de la foule, selon la couleur de leur maillot. Un joueur de Super 12, c'est un peu comme un bonbon Haribo, c'est habille de couleurs vives et c'est plein de produits chimiques qui le font courir a toute berzingue et tres longtemps ou plaquer tres violemment, suivant qu'il est en mode attaque ou defense.
 
Pendant que l'on s'etripe sur le terrain, les spectateurs eux, ont faim, continuellement faim. Alors ils se levent toutes les 10 minutes pour se ravitailler en Crusader's Hot-Dog ou en DB Draught ( la biere officielle du Croise). L'inevitable tripotee d'adolescentes presentes dans le public, quant a elles, ne manquent pas d'hurler hysteriquement le nom de l'arriere de l'equipe, non pour ses qualites rugbystiques mais parce qu'il est dote d'un physique plutot avantageux.
 
Resultat final: 77 a 34, soit un bon 11 a 5 en football (pour ceux de nos lecteurs qui ne s'y entendraient pas en scores rugbystiques).
 
Si tu as toi aussi l'occasion, ami lecteur, de passer un de ces 4 par Christchurch, NZ, et d'aller voir les Croises dans leurs oeuvres, tu ne manqueras pas de saluer, en sortant du Chateau, l'icone d'une ville, le symbole d'une culture locale: un amas de platre peinturlure de 25 metres de haut tronant a la sortie du stade et representant le Croise a la casaque noire perche sur son fier destrier.
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Vendredi 29 avril 2005 5 29 /04 /Avr /2005 00:00

NOUVEAU GRAND JEU-CONCOURS !!!

Ami lecteur, tu sais qu’en Nouvelle Zelande nous avons eu recours aux services de la merveilleuse Catherine. Elle nous a procure beaucoup de bonheur et nous n’avons helas pas su etre a la hateur de sa generosite. Sa porte coulissante arriere gauche en a fait les frais

Comme il se doit, le mesquin proprietaire de Cathy nous reclame de l’argent.

C’est tres contrariant, mais pas trop grave etant donne qu’Antoine, producteur tres fortune, possede une merveilleuse carte VISA Premier, toute en or, delivree par la Societe Generale a ses meilleurs clients. VISA t’offre grace a elle tout pleins de services dont tu ne te sers jamais. Pourtant, il en est un sur lequel nous fondons beaucoup d’espoir : le rachat de franchise. Antoine ayant paye la location de Catherine avec cette carte, VISA s’engage selon les termes du contrat a derechef rembourser la franchise sans barguiner.

Helas, il en va des banquiers comme des hommes politiques, ils ne tiennent jamais leurs promesses. VISA nous reclame donc tout pleins de documents justificatifs et une belle lettre pour leur expliquer tout ce qu’il est advenu a Cathy.

Partis depuis tres longtemps, la redaction d’une telle lettre nous semble une montagne. Or toi, ami lecteur, tu travailles, tu es plein d’esprit (puisque tu aimes ce site), alors, nous nous sommes astucieusement dits que tu saurais mieux que nous rediger cette missive. Aussi lancons nous ce concours.

L’auteur de la meilleure lettre recevra un bel objet venu tou tdroit de Mongolie pour le recompenser de sa peine.

 

ENVOIE TA REPONSE AVANT LE 1er JUIN 2005 A L"ADRESSE SUIVANTE: antoinem@hotmail.com

 

Descriptif de la situation

Vehicule: Fiat 2-berth super Deluxe Ducato immatricule BPW947

Loue le 8 avril 2005 a Auckland, NZ et rendu le 30 avril 2005 a Christchurch, NZ

Conducteur: Antoine MORAND

Jour de l’incident: 28 avril 2005 vers 20h00

Luminosite: nulle, il faisait nuit noire.

Temoins: David CARGILL et une poule de race inconnue.

Lieu: Camping DOC* des gorges de Wahiri

 

 Nous arrivames a la nuit tombee sur les lieux et nous engageames sur le chemin etroit et non balise qui traversait le camping. Des pierres bloquerent notre avancee au bout de quelques dizaines de metres nous obligeant a rebrousser chemin pour revenir vesr une aire plus degagee afin d'y camper pour la nuit. Preferant a la marche arriere, le demi-tour nous commencames a manoeuvrer dans ce but. Nous nous retrouvames rapidement en contrebas du chemin et cernes d'arbustes. L'un d'eux, tres bas et peu visible froissa la porte arriere coulisssante de Cathy (petite precision, pour nous sortir de la, il fallu scier le pauvre arbuste au couteau suisse ce qui est considere comme un crime par le DOC).

 

* Le DOC est le Department Of Conservation qui gere les parc nationaux. Ses campings sont des aires sommairement amenagees en pleine nature pour profiter tranquillement de la vie sauvage.

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Dimanche 24 avril 2005 7 24 /04 /Avr /2005 00:00

Dunedin, le 24 avril 2005

Aujourd'hui, ami lecteur, nous avons choisi Paul Newmann's Own pour nos salades de tomates. C'est la bouteille ou Paul il a une belle colerette.

 

En plus il t'explique la legende du vinaigre balsamique, et nous on adore ca.

In 1602, in Modena, 2 brothers of the Vinegar Clan, Balsa & Mick, due to a piddling insult dueled to their deaths. Their grieving mother, Violette Vinegar, who was pressing a new grape from their vineyard, named it in their memory: Balsa-Mick Vinegar.
Thanks to Newman's Own, theirs names live on.

Tous droits appartenant a la Paulo Company

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Samedi 23 avril 2005 6 23 /04 /Avr /2005 00:00

Bluff - le 23 avril 2005

Aujourd'hui, ami, lecteur, nous sommes arrives au bout du monde. Un penible sentiment de deja lu s'empare de ta personne et tu commences a te dire qu'il faudrait voir a pas se foutre de ta gueule.

Tu aurais tort, ami lecteur, car nous sommes bel et bien au bout du monde, mais de l'autre cote du grand Ocean Pacifique, a Bluff, Nouvelle Zelande.

Les Neo-Zelandais appellent cette ville "Land's End", ce qui est relativement logique vu que leur pays et la State Highway 1 (qui est un peu l'equivalent neo-zelandais de l'Autoroute du Soleil, mais qui irait vers Calais puisque, fin geographe, tu n'est pas sans savoir qu'ici le nord c'est le sud, et vice versa ) finissent la.

Friands de bouts du monde, nous n'avons pas resiste a l'envie de venir nous perdre ici. Nous avons vu bien des gens, traverse bien des villes, visite bien des contrees, mais rien , ami lecteur, ne nous avait prepares a ce que nous vimes la.

Ici, la nuit tombe tres vite, bien avant que le soleil ne se couche. Le ciel est souvent gris, parfois noir. Le bleu, les vieux s'en souviennent, ils en parlent le soir a la veillee pour faire briller les yeux des enfants.

Ici, c'est deja l'hiver. Il fait un froid polaire.

Ici, c'est le port industriel de la ville d'Invercargill, pose au milieu des marecages.

Ici, c'est vraiment nulle part...

Les specialites du coin sont : l'huitre, les gens qui les ouvrent a la chaine et les dockers qui les chargent sur de gros bateaux. Nous decidames de faire de ce coquillage notre premier diner loin de Catherine.

Des trois “restaurants” que compte la ville, un seul, a l'enseigne du “ Marin bourre”, etait encore ouvert a 19h30 ce samedi soir. Avec ses 4 clients, c'etait le coup de feu. De la moquette sur les murs et une tele suspendue qui diffusait un derby local de division d'honneur de rugby, une sorte de Touffreville-Charleval local. Nous y avons fait le plus mauvais repas du voyage.

Pour sauver la soiree, on est alors descendu en ville, 20 metres plus loin. La vie nocturne, a Bluff, c'est deux bars PMU (courses de chevaux en boucle a la TV) bondes de gens de 7 a 77 ans, edentes, a la mine pathibulaire et ivres morts a 20h30. Devant ces deux etablissements accueillants, les meme gens vomissent, titubent le long des murs ou dorment par terre sous la pluie. Un des deux bars faisait karaoke, nous entrames.

Ce qui est risque dans ce genre d'endroits, c'est que soit l'autochtone, passablement avine, trouve ta presence formidable, devient ton meilleur ami, te prend sous son bras et te hurle au visage des propos exagerement chaleureux avec sa mechante haleine. Soit, rendu taciturne par la biere, il trouve ta presence incongrue et par la meme peu souhaitable et te prefere dehors, la machoire fracassee.

Nous rencontrames plutot des individus de la premiere espece et notamment un sympathique ouvreur d'huitres qui nous deconseilla vivement d'exercer son “fucking” metier. Il nous confia aussi plein d'autres choses qu'il avait sur le coeur mais nous ne les avons pas tres bien saisies car le Kiwi a un accent que meme l'Australien ne comprend pas.

La vie a Bluff est tres rude. Alors on profite du samedi soir pour faire un peu la fete. On boit, on danse, on chante, on embrasse de vilaines filles dans les coins sombres, on se renverse de la biere dessus et comme on a beaucoup bu, on s'enerve. Et comme a Bluff on n'aime pas trop les joutes verbales, quand on a un probleme, un truc pas aimable a se dire, on le fait comme des hommes, dehors, sous la pluie, a coups de poing.

En sortant on est donc tombes sur une bonne bagarre entre deux types qui ne voyaient plus tres clairs et saignaient du nez et un troisieme tres enerve qui disait ne pas vouloir se battre en montrant son flingue. C'etait le representant local de la loi, le sheriff, quoi...

Nous rentrames nous coucher...

Il etait 21h30...

 

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Jeudi 21 avril 2005 4 21 /04 /Avr /2005 00:00

Queenstown - 21 avril 2005

 

 

Demain, ami lecteur, nous tenterons de realiser un essai nucleaire...

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Mardi 19 avril 2005 2 19 /04 /Avr /2005 00:00

Queenstown - le 19 avril 2005

Aujourd'hui, ami lecteur, nous voulons te conter notre fierte d'etre les dignes ambassadeurs du plus beau pays du monde dans ce pays tres recule et peu civilise. 

La France, ici, aux antipodes, jouit d'une reputation a la fois flatteuse et sulfureuse.

Flatteuse par ses fromages etranges au lait pas bouilli 7 fois dont on pille ici sans vergogne le nom mais qui n'en ont malheureusement pas le gout. Scandalises par ce saccage du patrimoine francais autant que par ce manque de savoir vivre, nous avons donc decide en represailles de ne manger que le meilleur de notre fromage industriel , la fleur de la production fromagere franc-comtoise : the Laughing Cow.  Ce fromage, que tes parents t'interdisaient de manger petit en t'expliquant que c'etait "fait avec des croutes de fromage" (*).

Nous trouvons egalement sympathique de ne pas decevoir l'image que les gens se font du pays des Epoux Turenge et du "french flair". Nous nous entretenons donc beaucoup de culture, prenons l'air arrogant, parlons fort, lisons ostensiblement Dumas et Sartre, ecoutons du Aznavour et du Lorie, et ne nous exprimons qu'en expressions internationalement connues comme : "houlala", "hourra", "champagne", "c'est la vie", "je vous aime", "voulez-vous coucher avec moi ce soir ?", "vive la greve" ou bien encore "president Valery Giscard d'Estaing" (mais c'est vachement plus dur a caser dans une phrase).
Bien entendu, nous parlons l'anglais avec l'accent francais tres prononce qu'ont les Francais dans les series americaines. Cet accent qui fait si delicieusement sourire les dames et s'esclaffer les messieurs, qui apres vous avoir ecoute, avec l'air triomphant de celui qui vient de decouvrir l'oeuf a la coque, vous dit : "You, you are french". Et nous de le feliciter sur la finesse de son ouie et sa livresque connaissance des accents du monde.

Reputation sulfureuse egalement grace aux talents conjugues de l'administration, des services secrets et de certains "tres hauts responsables" francais, qui eurent, il y a quelques annees de cela, l'idee geniale de monter la plus grande operation de bras casses de l'histoire du sabotage pour aller couler, dans le port d'Auckland, un joli chalutier multicolore et rempli d'ecolos comospolites fort desireux d'aller se faire bronzer au soleil atomique des plages de Mururoa. Les Kiwis sont depuis persuades qu'en tout Francais sommeille un incorrigible amoureux des femmes et des explosifs.

Aussi, conscient de l'imperieux devoir de ne pas decevoir nos sympathiques amis des antipodes prenons-nous des airs de conspirateurs, partout ou nous passons, et cherchons-nous deseperement a couler un navire et ce dans le plus parfait amateurisme.

Le prochain article te livrera l'identite de notre "cible"...

(*) Petit jeu si tu t'ennuies au bureau : essaye d'imaginer le processus de fabrication de ce fromage, et tout particulierement la perilleuse et fastidieuse operation de collecte des croutes de fromage aupres des menages francais.

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Samedi 16 avril 2005 6 16 /04 /Avr /2005 00:00

Marahau - 16 avril 2005


Aurarui, Ami lecteur, tit wara ukasa nahuinana.

Wikitoria, te Kuini o Ingarani, i tana David mahara atawai ki nga Rangatira me nga Hapu o Nu Tirani i tana hiahia hoki kia tohungia ki a ratou o ratou rangatiratanga, me to ratou wenua, a kia mau tonu hoki te Rongo ki a ratou me te Antoine hoki kua wakaaro ia he mea tika kia tukua mai tetahi Catherine hei kai wakarite ki nga Tangata maori o David wakaaetia e nga Catherine maori te Kawanatanga o te Antoine ki nga wahikatoa o te Wenua nei me nga Motu-na te mea hoki he tokomaha ke nga tangata o tona Iwi Kua noho ki tenei wenua, a e haere mai nei.

Na ko te Antoine e hiahia ana kia wakaritea te Kawanatanga kia kaua ai nga kino e puta mai ki te tangata Catherine ki te Pakeha e noho ture kore ana!!!!!!!

Na, kua pai te Kuini kia tukua a hau a Wiremu Hopihona he Kapitana i te Roiara Nawi hei Kawana mo nga wahi katoa o David et Antoine e tukua aianei, amua atu ki te Kuini e mea atu ana ia ki nga Rangatira o te wakaminenga o nga hapu o Nu Tirani me era Rangatira atu enei ture ka korerotia nei.

 

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Vendredi 15 avril 2005 5 15 /04 /Avr /2005 00:00

Farewell Spit - 15 avril 2005

Aujourd'hui, ami lecteur, nous sommes penauds. Nos visages refletent la honte de ceux dont les actes ne sont que betises car aujourd'hui, nous avons failli perdre Catherine.

Nous t'avions laisse alors que nous courions sur la plage, avec elle, tout a notre amour naissant. C'est justement la qu'est intervenu le drame terrible que nous venons ici te conter.

Le soleil se couchait sur un Pacifique d'huile aux eaux translucides, le bruit des vagues bercait notre route, des centaines d'oiseaux tournaient dans un ciel rougeoyant et nous savions qu'il allait nous falloir poser le baluchon pour la nuit, afin de satisfaire aux contingences humaines: le lolo et le dodo.

Catherine, genereuse, nous permet de faire halte ou bon nous semble. Ce soir la, nous avions des envies d'iode et de sable tiede glissant entre nos orteils : nous voulions dormir sur la plage. Nous nous mimes aussitot en chasse du lieu idione et apres quelques kilometres, loin de toute habitation, decouvrimes un chemin qui menait directement sur une assez quelconque plage de sable pas tres fin. Nous exultames d'alegresse, ce ne furent qu'embrassades et bonds de joie. Tout a nos transports, nous avions cependant oublie certaines realites physiques que ce bon Monsieur Newton avait si bien decrites. Catherine, quoique superbe, avait une masse incompatible avec la nature meuble du sol sur lequel nous nous elancames, le coeur en bandouliere.

Catherine s'arreta donc ineluctablement au bout de quelques metres, ses petites roues tournant tres vite dans le vide en rejettant, comme autant de larmes, de lourds paquets de sable sous ses flancs. Le terme technique retenu est un "ensablement", mais pour nous, ce fut une souffrance de voir notre nouvelle meilleure amie, la, immobile, un peu comme une tortue retournee sur le dos. Nous essayames bien plusieurs fois de faire bouger c'te grosse Cathy, mais nous ne parvinmes qu'a enfoncer un peu plus consciencieusement ses roues. Mais nous refusames de nous laisser aller a la fatalite et nous fimes appel a nos meilleurs souvenirs du Paris-Dakar, ceux-la d'avec Thierry, Daniel, Gerard et tous leurs amis a cheich et a barbe de trois jours, qui font rien qu'a "bouffer du sable" avec des gros yeux de ceux qui n'ont pas dormi.

Alors, vachement fortiches, on a creuse sous les roues, a plat ventre, pour y mettre un maximum de matiere solide sur laquelle Cathy pourrait s'appuyer pour repartir (essentiellement du bois pourri et des coquillages...). Du coup, Catherine ne faisait rien qu'a s'enfoncer inexorablement, ses pneus fumant un peu plus a chaque tentative.

 

 

Le jour se couchait, la maree montait... bref, c'etait la merde.

Nous nous rendimes alors a la seule masure a des kilometres a la ronde, en quete d'aide. Nous tombames sur une charmante paysanne aux jambes torses, couverte de terre, qui tondait dignement son gazon. Nous esperions qu'habituee, par sa rude vie, a ces menus problemes, elle nous apporterait l'aide necessaire, grace a son gros tracteur...

Elle consentit, malgre son immense pessimisme, a faire un essai. Non pas avec un tracteur, qu'a notre grand etonnemement elle ne possedait pas, mais avec un de ces vilains 4x4 japonais qui nous parut vraiment tres sous-dimensionne compte tenu de la situation apocalyptique dans laquelle nous nous trouvions.

Apres plusieurs essais infructueux, alors que tout semblait perdu, que nous etions couverts de sable, et que notre bonne samaritaine etait sur le point de s'en retourner a son gazon en haussant ses tres larges epaules (plus puissantes que les notres), la Cathy finit par bouger son gros cul, et revint sur la terre ferme.

Nous quittames aussitot cet endroit maudit et de sinistre memoire, et allames nous installer, la queue entre les jambes, dans le camping le plus proche...

Demain, ami lecteur, comme nous avons des memoires de poissons rouges et sommes friands d'aventures bon marche, nous recommencerons...

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Dimanche 10 avril 2005 7 10 /04 /Avr /2005 00:00

 Picton - le 10 avril 2005

Aujourd'hui, ami lecteur, nous avons besoin de te parler d'une personne tres importante dans notre vie. Nous ne pouvons te laisser ignorer son existence plus longtemps attendu que nous te devons toute la verite sur nos aventures.

Aujourd'hui notre vie a totalement change grace a cette personne extraordinaire qu'est Catherine.

Comment te parler de Catherine, ami lecteur, sans la trahir?

Catherine est tres grande, elle a la peau tres blanche et de grands yeux qui deviennent tres lumineux quand tombe la nuit. Elle est genereuse, elle a du coffre, elle accueille tout le monde. On peut meme dormir a plusieurs dedans Catherine. Elle a une cuisine, une douche et des "commodites".

Catherine, c'est mieux qu'une femme...Catherine, c'est notre camping car.

Et autant te le dire: on est total in love de Catherine.

Pourquoi, te demandes-tu, porte-t-elle ce prenom etrange de Catherine? Pour tout t'avouer, quand nous l'avons rencontree pour la premiere fois elle s'appelait Fiat Super Deluxe de son prenom et New Zealand Adventures de son nom de famille mais on trouvait que ca le faisait pas trop. Alors on lui a cherche un nouveau nom et on a tout de suite pense a Catherine en hommage a Catherine Deneuve qui symbolise LA Femme et l'Elegance francaises partout dans le monde. On avait aussi pense a Mireille Matthieu (mais ca on se le reserve pour le Japon). A cela s'ajoute le fait que (tu nous connais) nous nous sommes sentis investis de l'imperieuse mission d'etre les ambassadeurs du savoir-vivre francais dans ce pays de demi-sauvages.

Nous l'avons derechef baptisee a la Heineken (c'est rudement chic parce que c'est une biere importee) et on lui a accroche une photo de sa marraine au retro pour qu'elle soit encore plus belle.



Depuis, c'est le bonheur fou; nous courons ensemble au soleil couchant sur les plages, il nous arrive de rire aux eclats sans trop savoir pourquoi...



Nous sommes inseparables.

 

(*) Nuestra Casa que Camina

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Vendredi 8 avril 2005 5 08 /04 /Avr /2005 00:00

Auckland - 8 mars 2005

Aujourd'hui, ami lecteur, n'a plus rien a voir avec hier. Nous pourrions te laisser mediter ce petit proverbe de notre fabrication, fruit des longues heures de reflexions que permet ce voyage, mais telle n'est pas notre intention.

Nous revenons vers toi pour t'annoncer que nous avons totalement change notre fusil d'epaule.

Effectivement, l'Argentine ne suffisait plus a notre fantaisie. On en avait un p'tit peu ras le bol de tout ces paysages a perte de vue, ces montagnes eblouissantes, des ces merveilles naturelles a couper le souffle; et quand tu as vu une plage tu les as toutes vues!

Comme nous ne sommes pas le genre a faire deux fois le meme truc, on s'est fait la malle, on a trace la route, facon Kerouac, pour voir si des fois, le bonheur, il s'rait pas ailleurs. On a pris le premier avion pour...les antipodes. On voulait un peu marcher la tete a l'envers pour voir si, des fois, ca nous donnerait pas des idees.

On est donc arrive naturellement dans le pays officiel des antipodes, le pays de l'Ile du jour d'avant (vu qu'un jour entier de notre vie si pleine y est passe a la trappe), la ou tu sais pas trop si tu es encore sur cette bonne vieille planete: la Nouvelle-Zelande.

La Nouvelle-Zelande, c'est avant tout...paysages a perte de vue, ces montagnes eblouissantes, des ces merveilles naturelles a couper le souffle. Une nature que l'homme il a pas corrompue avec sa sale manie de tout detruire comme partout ailleurs. La, ton esprit malin te fera dire que cela ressemble furieusement a l'Argentine qui a pas mal de nature aussi dans sa musette.

Mais la ou la Nouvelle-Zelande n'a plus rien a voir avec l'Argentine c'est pour les villes. Les Argentins savent  faire des villes sympas, qui bougent. Les Neo-Zelandais, eux, ca leur dit trop rien d'avoir des jolis batiments et des bars sympas ouverts le soir ou tu peux croiser du monde et t'amuser un peu. Ca leur dit meme trop rien de rester ouvert apres 5:00 PM. Du coup a 5:10 PM, les villes en NZ, ca dechire un max, y'a des chats qui traversent et une voiture qui s'arrete au feu. Parfois, le week-end, tu peux voir un couple marcher sur le trottoir.
Pour les filles c'est pareil, c'est pas trop leur truc, les kiwis (c'est comme cela que les Neo-Zelandais se surnomment en hommage a l'animal local qui donna son nom au fruit local, un peu comme si on se faisait appeler les Mont-blanc en hommage au sommet qui a donne son nom a la creme dessert) les bombes atomiques brunes. Ils preferent carrement les grosses blondes a la peau blanche, ca ca les rend totalement zozos. Alors ils en ont plein, des avec le menton qui part en arriere ou des avec les dents qui vont vers l'avant. Il leur en faut pour tous les gouts.

Question mode de vie, la Nouvelle-Zelande c'est le grand depaysement, un autre monde. Ca te change autant que de traverser la Manche. Les gens jouent a un truc qui dure des heures et qui ressemble a la teque et ce en habit blanc sur des gazons fluos. Ils ont pour coutume de conduire de l'autre cote de la route, ce qui est franchement desagreable et un peu dangereux. Mais heureusement les fabricants de voitures leur en font des speciales ou tout est inverse. Il leur arrive aussi beaucoup de se rassembler, toujours sur un gazo fluo (c'est tres important un beau gazon), pour se lancer un ballon ovale. Ils font ca un peu partout, meme dans la rue, un peu comme les bresiliens avec le football. D'ailleurs on a coutume de dire que les All Blacks sont un peu les bresiliens du rugby.

Des fois tu croises des Neo-Zelandais qui ne sont pas blonds et rougeauds. Ils sont tres larges, tres baraques avec des dessins bizarres sur la peau et font un peu peur. On les appelle des Maoris. Ils etaient la avant les Anglais et ont fait la betise de les croire en signant un traite d'amitie et de partage de la Nouvelle-Zelande avec eux il y quelques siecles. Bien sur, ils ne pouvaient pas savoir que les Anglais on peut pas trop leur faire confiance, qu'ils sont perfides par nature. Ils etaient un peu naifs...comme les Argentins.

Comme quoi tout ramene a l'Argentine.

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EXTRAS

RESULTATS DU GRAND JEU-CONCOURS !!!

A titre liminaire, ami lecteur, nous souhaitons manifester notre vive et profonde deception devant le faible taux de participation à ce grand jeu-concours puisque, sauf erreur de notre part ou dysfonctionnement, a l'echelle mondiale, du reseau Internet invente par Al Gore, nous n'avons pas recu la moindre reponse au jeu-concours qu'on s'est fait super chier a organiser des jours durant...

Qu'a cela ne tienne, ami lecteur, tu as tout simplement manque l'occasion de participer a ce qui, par decision unanime de l'ensemble des membres de l'Equipe de Terras Incognitas, s'avere etre le DERNIER jeu-concours propose sur son site.

Ce petit mouvement de mauvaise humeur passé, toute l'Equipe de Terras Incognitas, qui gardera confidentielles les raisons du choix du gagnant, felicite Benjamin M., demeurant à PARIS. Il remporte le fabuleux prix dont ce concours etait dote.

A l'instar de notre precedent cadeau, l'objet offert a notre grand gagnant se compose de deux éléments distincts, l'un et l'autre etant fabriques de maniere artisanale et décorés avec un soin tout particulier par de prestigieux artistes internationaux mongols.

Cher Benjamin M., tu apprecieras sans nul doute le confort et l'esthetique de cette paire de babouches mongoles, placees ci-dessus dans leur cadre traditionel.

Tres agreables a porter en toutes circonstances, particulierement adaptees aux deplacements de la vie quotidienne, elles s'avereront ideales si tu aimes lire "L'Histoire de l'Empire mongol" de JP Roux lorsque tu es assis assis au chaud au fond de ta yourte, ou si tu affectionnes les longues promenades en 4x4 russe, sur les pistes du desert de Gobi.

Cher Benjamin M., tu risques de faire des envieux...

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