Histoire de vaches
Salta - 14 mars 2005
Aujourd'hui, ami lecteur, on a fait des calculs très intéressants dans notre gros 4x4 pick up qu'on avait loué pour aller à la rencontre des Indios sur leurs perchoirs, et nous souhaiterions te les faire partager (les calculs, pas les perchoirs). Il faut dire qu'on a un peu roulé notre bosse en Argentine, et qu'on y a découvert des trucs étonnants...
Pour commencer, il te faut savoir qu'un Argentin moyen, adulte comme niños (dès 6 mois), mange à peu près un demi-boeuf par jour (sous des formes très diverses, comme le "bife de lomo", le "bife de chorizo", le "churrasco de filet" et plein d'autres trucs que nous ne détaillerons pas ici, conscients que nous sommes, ami lecteur, que ton temps est précieux et que tu appprécies lorsque nous allons à l'essentiel...) et qu'une Argentine moyenne ingurgite, elle, quotidiennement, son quart de boeuf (sous des formes assez similaires, que nous ne détaillerons pas non plus ici pour les raisons suscitées).
Si, pour simplifier (et tu excuseras, ami lecteur, ce léger manque de rigueur scientifique dans notre très sérieuse démonstration), nous partons du principe que la population argentine, qui s'élève a environ 37,4 millions d'habitants, se répartit à parts égales entre hommes et femmes, il en ressort que la population argentine consomme annuellement près de 10,3 milliards de boeufs.
Puisqu'un boeuf est consommable à partir de 3 ans, nous en avons déduit que le cheptel de boeufs argentins destiné a la consommation nationale devait donc atteindre près de 31 milliards de têtes.
De plus, selon le très sérieux Sindicato de la carne argentina (SCA), l'Argentine exporte 43% de sa production annuelle de viande bovine. L'argentine élève donc chaque année près de 46,3 milliards de boeufs.
On peut aisement en déduire qu'un km2 argentin est donc partagé entre 13 Argentins et 16 664 boeufs, qui cohabitent le mieux du monde.
Stupéfiant, non ?
Aujourd'hui nous avons vu plein de guanacos (le cousin argentin du lama). Tu connais, ami lecteur notre inépuisable goût de la découverte. Loin de nous l'idée de rester dans un pays sans expérimenter toutes ses coutumes les plus étranges. Aussi, non content de les voir en liberté nous en avons mangé. Puisque le guanaco est comestible et que l'argentin ne déteste pas s'en régaler lorsque l'occasion se présente, nous devons reviser nos calculs. Nous avons aussi apercu du porc et du mouton sur les cartes des restaurants où nous aimons descendre, sans compter les chêvres. Aussi, considère ces quelques élucubrations, comme une première ébauche.
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